Korean adoptees from coast to coast | from land to land
Adopté.e.s coréen.ne.s d'un océan à l'autre | d'un pays à l'autre
Introduction
On 23 August 2022, the Danish Korean Rights Group (DKRG) – the Danish human rights organisation for adoptees from Korea – submitted a request to Korea’s Truth and Reconciliation Commission (TRC) to investigate adoptions.
The request consisted of two components. One was a request to investigate the role of the Korean state and the adoption agencies in international adoptions from Korea. We refer to this as the systemic component. The other was to investigate a number of individual cases concerning the circumstances of adoptees.
The second component was divided into two subgroups. Subgroup 1 concerned individual adoptees who had a reasonable suspicion of, or documentation for, human rights violations. Subgroup 2 concerned individual adoptees who wished to have the background information in their official adoption records examined.
The two subgroups of individual cases were created because it was assumed that the majority of adoptions from Korea would be unproblematic, and that the aim was to identify individual adoption cases in which there were reasonable grounds for suspicion or evidence of unlawful or problematic circumstances.
In this way, it was assumed that the cases in Subgroup 2 would not only be investigated and clarified, but could also serve as a methodological control group for the cases in Subgroup 1, which were defined by suspicion or evidence of unlawful acts and serious human rights violations.
Our assumption when we began turned out to be naïve and trusting. Like the adoptees themselves and the adoptive parents in the receiving countries, we too had believed in the narratives of the adoption agencies over decades, and in the prevailing adoption discourse.
Our assumption that the majority of adoptions would be lawful, and that the issue was merely to identify the problematic ones, proved to be a wrong assumption on our part.
The South Korean NGO KoRoot has reviewed approximately 3,000 adoption cases since 2022. We have not been able to identify a single adoption case that does not contain significant unlawful actions or serious human rights violations.
3,000 cases do not represent all adoptions among the approximately 200,000 adoption cases that exist worldwide.
At a 95% confidence level and a ±2% margin of error, a sample size of about 2,400–3,000 cases is sufficient — regardless of whether the population is 50,000 or 200,000.
Introduction
Le rapport du Danish Korean Rights Group (DKRG) - 23 août 2022. Organisation danoise de défense des droits des adopté.e.s de Corée du Sud. Dépôt d’une demande à la Commission vérité et réconciliation (CVR) de Corée du Sud afin d'enquêter sur les adoptions.
La demande comportait deux volets. Le premier visait à enquêter sur le rôle de l'État coréen et des agences d'adoption dans les adoptions internationales en provenance de Corée. Nous appelons cela le volet systémique. Le second visait à enquêter sur plusieurs cas individuels concernant la situation des adopté.e.s.
Le deuxième volet était divisé en deux sous-groupes. Le sous-groupe 1 concernait les adopté.e.s individuel.le.s ayant des motifs raisonnables de soupçonner ou de prouver des violations des droits humains. Le sous-groupe 2 concernait les adopté.e.s individuel.le.s souhaitant que les informations contextuelles figurant dans leur dossier d’adoption officiel soient examinées.
Les deux sous-groupes de cas individuels ont été créés car il était supposé que la majorité des adoptions en Corée du Sud ne poseraient pas de problème ainsi que l'objectif était d'identifier les cas d'adoption individuels pour lesquels il existait des motifs raisonnables de soupçonner ou de prouver des circonstances illégales ou problématiques.
Ainsi, nous avons supposé que les cas du sous-groupe 2 feraient non seulement l'objet d'une enquête et d'une clarification, mais pourraient également servir de groupe témoin méthodologique pour les cas du sous-groupe 1, définis par des soupçons ou des preuves d'actes illicites et de violations graves des droits humains.
Notre hypothèse initiale s'est révélée naïve et confiante. À l'instar des adoptés eux-mêmes et des parents adoptifs des pays d'accueil, nous avions cru pendant des décennies aux récits des agences d'adoption et au discours dominant sur l'adoption.
Notre hypothèse selon laquelle la majorité des adoptions seraient légales et qu'il s'agissait simplement d'identifier celles qui posaient problèmes s'est avérée erronée.
L'ONG sud-coréenne KoRoot a examiné environ 3 000 cas d'adoption depuis 2022. Nous n'avons pas pu identifier un seul cas d'adoption qui ne comporte pas d'actes illicites importants ou de violations graves des droits humains.
3 000 cas ne représentent pas la totalité des quelque 200 000 cas d'adoption existant dans le monde.
Avec un niveau de confiance de 95 % et une marge d'erreur de ± 2 %, un échantillon d'environ 2 400 à 3 000 cas est suffisant, que la population soit de 50 000 ou de 200 000 personnes.


